Parfois l'esprit s'envole
Malgré moi, marée moire.
Les idées vagues abondent, s'entrelacent et écument
Le jour, la nuit,
Le vent sans bruit.
La tempête des cerfs velus
Etend son emprise
Eteint l'entre-prise, se colle à mon derme
Et fait capoter les rêves-visions studieuses.
Pour un voyage, un instant, à l'envie...
Qu'importe les études
Qu'une porte se lude, se prête au jeu
Plus rien ne semble ancré, réel ou contour-né.
Les songes d'un plein été
D'un autrefois sans voix
Ni chemin à fouler aux pieds
Et j'oublie le pourquoi des saisons
Les raisons qui nous poussent
Comme des chants de sirènes,
Comme ces champs qu'on malmène
Qui voudrait revenir?
Toute tentative s'échoue sur les brisants des feuilles
Sur l'eau, éternelle remuante
Enfin la source tarit, se trompe d'un éléphant
Se révèle sans dent,
sans doute, finie.
Et le temps a passé
Goujat, goût marmelade
Qu'on ne rattrape plus
Hélas, élan perdu !
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