Allongée sur son flanc, transformée en tâche de couleur
Immobile,
J'ai regardé passer les moutons du ciel, les moutons blancs.
Dans ma bouche, une herbe mauvaise a pousséBattue par les vents tout comme les autres herbes
Et la corneille s'est approchée... doucement
La corneille noire du haut des monts dorés
Postée sur un rocher, elle ne m'a pas choisie
Et puis elle est partie,
en silence,
sous la terre
Emportant l'herbe folle...
Le reste de nuages a disparu un peu
Comme ce zest de fièvre qui s'est changé en bleu
Et le calme du vieux mont s'est installé en moi.
1 commentaire:
Comme j'aime bien mes poésies, je commente donc :-)
mais où est passée l'herbe folle?
Enregistrer un commentaire